Saint-Pierre-lès-Elbeuf L'affaire Cléret au tribunal correctionnel

L'affaire Cléret rebondit. C'est aujourd'hui au tour de la sœur du garagiste caudebécais d'attaquer devant le tribunal correctionnel ceux qu'elle juge responsables de sa perte.

19/05/2017 à 15:17 par Patrick Pellerin Rédacteur en chef du Journal d'Elbeuf

Lionel Cléret a tout perdu. Sa sœur a décidé de poursuivre en justice ceux qu'elle estime responsables de sa perte. -
Lionel Cléret a tout perdu. Sa sœur a décidé de poursuivre en justice ceux qu'elle estime responsables de sa perte. -

Nouvel épisode dans l’affaire Cléret, feuilleton dramatique qui a débuté en avril 2004. Nous avions laissé le garagiste caudebécais en septembre 2014 alors que la Crea (désormais la Métropole) venait de faire procéder à la démolition des bâtiments édifiés zone économique de l’Oison à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, en bordure de la route de Pont-de-l’Arche, face au centre Leclerc. Ceci après que sa sœur, Catherine, eut vainement tenté de racheter les terrains afin de sauver ce qui pouvait l’être et éviter sa ruine. Aujourd’hui, cette dernière a décidé de contre-attaquer en portant l’affaire devant le tribunal correctionnel de Rouen au motif de « discrimination par personne dépositaire de l’autorité publique agissant dans l’exercice de leurs fonctions ».

Patrice Désanglois, maire de saint-Pierre-lès-Elbeuf, Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, et Vincent Perrot, directeur général adjoint de la Métropole Rouen Normandie font ainsi l’objet d’une citation directe à comparaître, le 24 mai prochain. Les faits reprochés aux intéressés par Catherine Cléret sont nombreux. Selon elle, le maire de Saint-Pierre-lès-Elbeuf se serait empressé de signer, le 5 février 2014, le permis de démolir des bâtiments « soustraits » à son frère Lionel, alors que la veille elle avait sollicité la Crea pour acheter les parcelles sur lesquelles ils étaient édifiés, bâtiments qui pouvaient être restaurés et ne représentaient aucun danger. Selon la demanderesse, les ponts auraient été rompus dès lors que la Crea se serait aperçue qu’elle était la sœur de Lionel Cléret (elle avait débuté les négociations sous son nom marital). Dans ses conclusions, l’avocat de Catherine Cléret fait état « d’agissements prémédités » par les prévenus ayant « entraîné Lionel Cléret dans le pire désastre économique ».

Catherine Cléret, qui s’est constituée partie civile, réclame à chacun la somme de 75 000 € en réparation du préjudice matériel et du préjudice moral ainsi que la vente des fameuses parcelles. C’est maintenant à la justice de trancher. La requête de Catherine Cléret a-t-elle une chance d’aboutir ? Réponse au prochain épisode !

76320 Saint-Pierre-lès-Elbeuf

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